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Comment savoir si l’entretien s’est bien passé?

Un entretien ne peut pas vraiment mal se passer. Il est très rare que le responsable du recrutement montre ouvertement de l’irritation ou de l’impatience. Dans 95 % des entretiens, les personnes sont polies, souriantes et professionnelles. Certains responsables du recrutement gardent naturellement leurs distances, même s’ils ont été impressionnés. D’autres ont tendance à exagérer leur amabilité pour mettre le candidat à l’aise, même si celui-ci n’est pas à la hauteur.

Toutefois, certains signes devraient permettre aux candidats de s’attendre à un résultat positif. Nous avons rassemblé quelques exemples ci-dessous. Mais nous serions ravis de lire vos propres expériences, n’hésitez pas à les commenter sur notre page Bellevue Executive Search.

Signes positifs :

1/ des questions très concrètes sur le processus de recrutement. Le responsable du recrutement anticipe déjà les prochaines étapes. Par exemple :

  • Quand pourriez-vous commencer ?
  • Pourriez-vous négocier votre délai de préavis avec votre employeur actuel ?
  • Avez-vous des vacances que vous pourriez utiliser pour réduire votre délai de préavis ?
  • Quand seriez-vous disponible pour un second tour ?

2/ le responsable du recrutement passe du conditionnel au futur :

  • Lorsque vous ferez le business case au cours du prochain tour, nous pourrons….
  • Lorsque vous rencontrerez le directeur des ressources humaines, il vous demandera peut-être d’apporter des documents…
  • Lorsque vous testerez notre système, vous découvrirez qu’il y a…
  • Vous le constaterez par vous-même, la saison budgétaire ici est…

Ce n’est pas bon signe :

1/ Toutes les questions soulignant que vous êtes un candidat parmi d’autres :

  •  » Nous allons rencontrer d’autres candidats cette semaine et la semaine prochaine, vous recevrez un feedback dans 10-15 jours  » (en général, tout feedback annoncé pour  » plus d’une semaine  » n’est pas très bon signe) ;
  • L’agence de recrutement vous contactera pour un retour d’information » (en d’autres termes, la relation continue de passer par le chasseur de têtes, ce qui n’est pas un signe de proximité avec l’entreprise).
  • Nous évaluerons les nombreuses candidatures et reviendrons vers vous une fois l’analyse terminée.
  • Nous prendrons en considération les candidats internes et externes.

2/ L’équipe de recrutement devient étrangement vague quant à ses projets et à la définition du rôle :

« Nous sommes encore en train de réfléchir à la définition exacte du profil ; il se peut que nous décidions finalement d’un profil plus junior/plus expérimenté ».
« L’équipe est sur le point d’être réorganisée ; il se peut que cela modifie la définition du profil que nous engageons. Nous continuons à envisager toutes les options à ce stade ».
« Nous pourrons vous en dire plus lors du prochain entretien ».
« Cette information est encore trop confidentielle pour être communiquée au cours d’un entretien ».

3/ Des questions d’entretien tout à fait classiques sont posées :

« Quelles sont vos 3 principales forces et faiblesses »
« Comment votre patron actuel décrirait-il votre style de travail ?
« Si vous étiez une couleur / un animal / une planète ? »
Ces questions sont généralement posées lorsque l’entretien prend une tournure ennuyeuse ou lorsque le responsable du recrutement n’est pas convaincu : il aborde alors la question sous un angle différent afin de confirmer ou d’écarter certains doutes.

C’est une bonne ou une mauvaise chose, selon le moment !

« Y a-t-il quelqu’un que nous pourrions appeler en référence ?
Pouvez-vous nous envoyer des lettres de référence/des certificats de travail ? »
Cette question est particulièrement intéressante si elle est posée par les RH à la toute dernière étape du processus. Cela signifie qu’ils préparent l’offre et procèdent aux toutes dernières vérifications.

Ce n’est pas une bonne chose si le supérieur hiérarchique vous pose cette question au début du processus. C’est le signe que l’équipe de recrutement a des doutes sur votre profil. L’entretien n’a probablement pas été assez clair pour lever leurs doutes. C’est peut-être la dernière occasion de leur demander quel sujet ils aimeraient éclaircir et de leur fournir davantage d’exemples.

Combien de temps doit durer l’entretien?

Tout est possible bien sûr, mais on constate qu’un entretien positif dure 1h10 😉 .

Plus d’une heure et demie ? Vous avez probablement trop parlé !

50 minutes ? Le responsable du recrutement a probablement été poli.

L’entretien le plus long que nous ayons vu a duré 2 heures et 45 minutes pour un premier tour : le supérieur hiérarchique essayait désespérément de clore la réunion et le candidat n’a jamais compris les signes non verbaux. Il n’arrêtait pas de parler.

L’entretien le plus court : 5 minutes. Le responsable du recrutement n’aimait pas l’apparence du candidat, quelque chose comme « trop de parfum et une mauvaise coupe de cheveux ».

Donc, oui : un entretien peut très mal se passer 😉 mais c’est rare, et auriez-vous envie de travailler avec une telle personne?

Partagez vos propres expériences sur notre page Swiss Finance Recruitment et merci de nous suivre!